Grande prairie du parc de Brequigny

2010
Biodiversité locale : gestion et suivi
Rennes (Ille-et-Vilaine)
Communes de plus de 100 000 habitants

Nom du projet : grande prairie du parc de brequigny

Structure chargée de la mise en œuvre : Direction des jardins  

Financement :

  • 10 000€ pour la création de la signalétique
  • 15 000€ pour le suivi sur 5 ans de la population de Rhopalocères et d’Orthoptères
  • Les travaux en régie ainsi que la maintenance sont valorisées dans le cadre de la maintenance courante du parc de Bréquigny  

Durée : début en printemps 2008


 

OBJECTIFS

Depuis la création du parc de Bréquigny, en 1970 /1975 et pendant de nombreuses années, les espaces verts ont été entretenus de façon traditionnelle : arrosage et tonte des pelouses, utilisation d’herbicides, tailles horticoles, fertilisation. Ces pratiques ont conduit à la banalisation paysagère ainsi qu’à la réduction de la diversité faunistique et floristique de ces espaces.

Le projet de prairie de fauche s’inscrit dans un cadre plus large d’évolution vers une gestion environnementaliste du parc de Bréquigny. Il s’agit d’observer la dynamique végétale et faunistique se mettant en place lors de la transformation d’une pelouse horticole de 8 ha en une prairie de fauche. Pour ce faire, un suivi de la population des papillons et des criquets, sauterelles, grillons et en parallèle du suivi de la flore ont été mis en place dès le début de l’expérimentation sur ce site.

Une signalétique adaptée a été conçue pour permettre aux usagers d’observer ces dynamiques et ainsi de mieux accepter les changements d’image du parc que les nouvelles pratiques de gestion induisaient. L’observation des réactions des usagers face à ces nouvelles pratiques de gestion constituait un deuxième objectif.

 

MESURES MISES EN OEUVRE

Un plan de gestion des surfaces herbacées a été conçu distinguant : les surfaces non tondues évoluant vers une prairie de fauche annuelle, les surfaces fauchées tous les deux ans, les surfaces tondues régulièrement toutes les deux à trois semaines.

Sur quelques centaines de m², la pelouse en place a été étrapée puis des semis et des plantations d’annuelles ou vivaces indigènes ont été réalisés au printemps 2008. Il s’agissait d’observer comment cette végétation s’implantait et comment les graines pouvaient diffuser sur le reste de la prairie. Cette surface fonctionne de plus comme une zone refuge pour les populations d’insectes.

Les observations des scientifiques ont porté sur les différentes zones ainsi délimitées.  

 

RESULTATS

Il est encore trop tôt pour que l’impact sur les dynamiques de la faune et de la flore soit finement quantifié. Les résultats pourront être communiqués vraisemblablement en 2012. Par contre, l’acceptation par la population des changements de gestion  a été excellente. La réapparition des techniques agricoles comme la fenaison a été particulièrement appréciée.

 


 

Bertrand MARTIN, Direction des jardins

dj@ville-rennes.fr

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