Gestion et suivi écologique du Marais du Trait

2018
Biodiversité locale : gestion et suivi
Métropole Rouen Normandie
Intercommunalités
Lauréat des intercommunalités

Organisme/institution en charge de la mise en œuvre : Métropole Rouen Normandie
Services de la collectivité associés : Direction de l’énergie et de l’environnement ; Service grand cycle de l’eau ; Pôle de proximité Cailly-Austreberthe
Budget : 112 000 € (pour 5 ans)
Partenaires financiers : Agence de l’Eau Seine Normandie (80 % des dépenses d’investissement) Partenaires techniques : Parc Naturel des Boucles de la Seine Normande ; Agence de l’Eau Seine Normandie
Date de début du projet : 01/01/2009
Date de fin : 2021


OBJECTIFS
L’intérêt écologique du Marais du Trait a justifié son intégration au réseau européen Natura 2000. Le marais alluvial du Trait est enclavé entre la zone d’activités du Malaquis, pôle industriel de la Métropole en bordure de Seine, un linéaire urbain d’habitations et une zone industrielle en friche. Les prairies sont dominantes dans cette zone humide où elles se développent sur des sols tourbeux et basiques, habitats de plus en plus rares et menacés en Normandie et en Europe. La superficie de la zone humide du Trait n’a cessé de diminuer sous la pression industrielle et urbaine accompagnée d’une dégradation suite à l’abandon des pratiques agricoles traditionnelles au profit de la culture de maïs ou de la plantation de peupliers.
Depuis 2010, la Métropole Rouen Normandie poursuit le plan de gestion conservatoire des habitats et des espèces du Marais du Trait initié par la Communauté de communes « Le Trait – Yainville » en 2008. Un 1er plan de gestion écologique portant sur un périmètre de 114 ha avait en effet été validé et mis en œuvre pour les périodes 2009 à 2014, en partenariat avec le Parc naturel régional des Boucles de la Seine Normande (PnrBSN). L’évaluation du 1er plan de gestion a permis de mesurer les premiers bons résultats liés à la mise en place d’un pâturage extensif sur le site avec un cheptel de vaches écossaises et de chevaux camarguais. Cela a conforté l’idée de renouveler le plan de gestion sur une nouvelle période 2017-2021 en élargissant le périmètre de la zone humide à près de 170 ha au total.

 

MESURES MISES EN ŒUVRE
Le nouveau plan de gestion poursuit les opérations de gestion et de restauration des habitats naturels dégradés. Il s’appuie sur 36 fiches actions visant à :

  • préserver, renforcer et rétablir les connexions entre le marais et ses abords dans la vallée de la Seine : acquisition foncière et étude et travaux sur une filandre de la Seine ;
  • conserver voire améliorer l’hydromorphie du sol : étude hydro-géomorphologique, améliorer le système de traitement des eaux pluviales de la ville du Trait, suivi de la qualité des eaux superficielles ;
  • évaluer la conservation de la fonctionnalité du marais : suivi bryologique notamment des espèces à enjeu et indicatrices d’une bonne hydromorphie du sol et suivi piscicole au niveau du réseau hydrographique principal ;
  • préserver voire renforcer les habitats et populations d’espèces végétales et animales prioritaires : développement du pâturage extensif, limiter l’embroussaillement, préserver certains boisements et les arbres « têtards » ;
  • évaluer l’expression des potentialités biologiques du marais : cartographie des habitats naturels, suivis annuels des espèces à enjeux, suivi floristique, etc.
  • mettre en place des actions en lien avec la population : mallette pédagogique spécifique, animations, inventaires participatifs, sentier de randonnée, etc.

Les résultats présentés sont issus de l’évaluation du premier plan de gestion 2009-2014 et du diagnostic du nouveau plan de gestion 2017-2021 :
43 espèces végétales peuvent être considérées comme d’intérêt patrimonial dont 13 inscrites en listes rouges régionales ;
48 espèces d’oiseaux ont été signalées sur le site dont 8 espèces en liste rouge régionale, 5 se reproduisant sur le site ;
de nombreuses autres espèces patrimoniales pour les amphibiens, les odonates, les orthoptères, lépidoptères, etc.

 

RÉSULTATS/IMPACT POUR LA BIODIVERSITÉ
Le pâturage extensif à l’année permet de maintenir la diversité des habitats présents, avec un gradient d’humidité variable en différents points du site, favorable à de nombreuses espèces. Il s’agit d’un des sites majeurs de zones humides de la partie aval de l’axe Seine, avec le marais Vernier, l’ENS d’Heurteauville, etc. Le budget prévisionnel pour les 5 ans du plan de gestion 2017-2021, financé à 80 % par l’Agence de l’Eau, est de 112 000 € en fonctionnement (comprend les coûts de personnel Métropole) et 152 000 € d’investissement.


Contact :
Guillaume FRESNEL, directeur adjoint de l’Environnement
guillaume.fresnel@metropole-rouen-normandie.fr
02 35 52 68 12

Pour en savoir plus :
www. metropole-rouen-normandie.fr