Gestion écologique des espaces verts

2012
Biodiversité locale : gestion et suivi
Hyères (Var)
Communes de 20001 à 100000 habitants

Structure chargée de la mise en oeuvre : Ville d'Hyères les palmiers (service Agriculture – Espaces verts)
Budget 2012 : Fonctionnement Espaces verts : 1 375 280 € ; Investissement Espaces verts : 1 651 550 €
Date de l’action : Action mise en place depuis 1996, date de début de la lutte biologique et de l’arrêt des traitements préventifs
Contact : Sylvie Beluet, Directrice Agriculture – Espaces verts 04 94 00 78 65 – sylvie.beluet (at) mairie-hyeres.com


Cette action a été décidée dans le souci de la protection de la biodiversité et afin de respecter une réglementation sans cesse en mouvement. Il s’agissait aussi de préserver l'environnement et la qualité des eaux et d’inciter la Ville à modifier son mode de gestion des espaces verts.

Plusieurs axes sont étudiés et certaines démarches sont déjà entamées depuis plusieurs années. Le fleurissement (plantes annuelles et bisannuelles) a été réduit au profit de plantations vivaces fleuries adaptées au climat méditerranéen et aux économies d’eau : de 2006 à 2010, le nombre de plantes à massifs est passé de 400 000 à 50 000 et la superficie des massifs fleuris en plantes annuelles est passée de 3 000 m2 à 1 200 m2.
L’entretien est effectué en gestion différenciée dans tous les espaces verts répartis en trois catégories selon leur niveau d’entretien et leur situation. Un réseau d’arrosage en goutte à goutte a été déployé et est en grande partie centralisé. La palette végétale fait appel à des endémiques plus économes en eau et les massifs sont paillés de façon à réduire l’utilisation de désherbants et l’arrosage.
L’élagage a été raisonné. Les broyats de feuilles et branches sont réutilisés, ce qui occasionne de
moindres transports en décharge et permet de pailler les massifs. L’usage des pesticides a été réduit : l’utilisation de désherbants a été divisée par 4 entre 2006 et 2010 et les traitements par insecticides préventifs ont été abandonnés. Il est fait appel à la lutte biologique (utilisation d’auxiliaires de culture) en production horticole, dans la serre exotique et dans certains quartiers. Sur les pelouses et massifs, des engrais organiques et à libération lente sont utilisés. Les accotements sont gérés en fauchage tardif. Lors de travaux neufs, le sol est préparé en profondeur avec apport d’amendements redonnant vie au sol et fortifiant les végétaux.
Le fauchage tardif de certains accotements permet la présence de végétaux plus fleuris et moins invasifs. 

Certaines espèces comme les Echiums, les Mauves et les Pâquerettes sont plus abondantes et les graminées régressent. L'arrêt des traitements phytosanitaires préventifs réduit fortement la nécessité de traitements curatifs. Les lâchers de chrysopes sur les tilleuls, ormes et érables permettent d'éviter les rémanences chimiques dans le sol. Grâce à la gestion écologique, les maladies sont plus rares et les plantes résistent mieux. L’emploi des engrais est en baisse, car la vie bactérienne du sol permet la transformation de la matière organique en éléments minéraux assimilables.