Candidature partagée à l’appel à manifestation d’intérêt régional « Trame verte et bleue »

2018
Biodiversité et citoyenneté
Métropole du Grand Nancy
Intercommunalités

Organisme/institution en charge de la mise en œuvre : Métropole du Grand Nancy
Services de la collectivité associés : Direction de l’urbanisme et de l’écologie urbaine ; Direction des espaces verts ; Conservatoire et Jardin Botanique du Grand Nancy
Budget : 308 000 € (première session) ; 115 000 € (deuxième session)
Partenaires financiers : Région Grand-Est (dont Fonds européen de développement régional ou FEDER), DREAL Grand-Est, Agence de l’Eau Rhin-Meuse
Partenaires techniques : communes de la Métropole ; Conservatoire des Espaces Naturels de Lorraine ; CEREMA Grand-Est ; DREAL Grand-Est ; Agence de l’Eau Rhin-Meuse (AERM) ; Associations (Floraine, Ligue pour la protection des oiseaux, FLORE 54, DEVIBRA, Commission de protection des eaux, du patrimoine, de l’environnement, du sous-sol et des chiroptères ou CPEPESC, Atelier Vert…)
Date de début du projet : 01/04/2017
Date de fin : 30/06/2019


OBJECTIFS
La Métropole du Grand Nancy a en charge les actions de valorisation du patrimoine naturel et paysager, composé de 2 850 ha d’espaces naturels accessibles au public (forêt de protection, site Natura 2000, espaces naturels 

sensibles, arrêté de Protection de biotope) et 395 ha de parcs, jardins et squares dont elle partage la gestion avec les communes. Elle gère en propre un patrimoine de 52 000 arbres, ainsi que 650 ha d’espaces verts d’accompagnement de voirie. Forte des résultats de l’inventaire des zones humides et de son étude sur la Trame verte et bleue (TVB), la Métropole a souhaité expérimenter dès 2017 sa stratégie opérationnelle en candidatant à l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) « pour la TVB en faveur de la biodiversité ». L’AMI a été lancé conjointement par l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse (AERM), la Région Grand Est et l’Etat (DREAL Grand Est). La candidature s’est faite en 2 temps : 1re session rassemblant 27 actions sur les espaces métropolitains, notamment le parc des Étangs ; 2nde session portée au nom des communes et des associations volontaires et le Jardin Botanique avec 13 actions concrètes supplémentaires.

Les partenaires de l’AMI ont décidé de financer la globalité des actions à hauteur de 80 %, déclinées selon  5 axes : Habitats et continuités, Sensibilisation et pédagogie, Études et suivis, Formations, Stratégie foncière. La Métropole a choisi de porter une candidature partagée avec les partenaires locaux, pour répondre aux attentes identifiées par les « experts d’usage » du territoire. La prochaine étape sera de co-construire avec eux un nouveau plan d’actions stratégiques et pluriannuelles.

 

MESURES MISES EN ŒUVRE
Pour donner du sens à ce programme d’actions, la Métropole a choisi d’adopter une approche globale de la TVB, en proposant des actions de restauration des milieux et d’évaluation de leur fonctionnalité réelle, ainsi que des actions en faveur des espèces. Mais le dossier comportait aussi une série de mesures pour l’éducation à l’environnement au sens large, et à la formation des acteurs (agents de la Métropole et des communes). Parmi les 40 actions, on retrouve :

  • 25 concernant des interventions sur les milieux et les espèces ;
  • 6 études consacrées à la reconquête de têtes de bassin, à l’éco-pâturage, à la reconnexion de corridors écologiques… ;
  • 3 actions de formations avec travaux pratiques sur les chiroptères, la gestion durable des espaces verts, les murets de pierre sèche en zone thermophile ;
  • le reste des opérations entrant dans un programme pédagogique dédié spécifiquement aux zones humides.

Pour instaurer une dynamique, la Métropole a proposé une gouvernance territoriale inédite, en devenant un « relais » sur son territoire pour la session 2 de l’AMI régional : par appel à projet des communes et des associations, puis par leur sélection au regard des résultats de la session 1 et une assistance technique pour le montage des projets, puis un portage financier (et administratif en matière de marchés publics et de subventions). Le Grand Nancy a porté la candidature des partenaires et assumé son rôle d’ensemblier et de coordinateur.

 

RÉSULTATS/IMPACT POUR LA BIODIVERSITÉ
Un an après le dépôt du dossier de candidature, 18 actions sont achevées et la quasi-totalité a été engagée, sauf difficultés de terrain dans certaines communes. À noter que certaines actions, notamment au profit de la

« trame noire » de l’agglomération, ou l’expérimentation en matière de phyto-remédiation ou d’acquisition de foncier, ont été reportées à d’autres appels à projets, en concertation avec les partenaires financiers.

La Métropole a par ailleurs cherché à estimer le potentiel de surfaces « d’habitats reconnectés » grâce aux actions de l’AMI. Les 13 actions opérationnelles déclarées éligibles au fonds européen participent ainsi à la restauration des continuités écologiques entre plus de 435 ha de secteurs à enjeux pour la TVB du Grand Nancy. Pour aller plus loin, la Métropole a conclu un partenariat avec le CEREMA et l’AERM pour l’évaluation multicritères des services rendus par la TVB, la nature en ville et les ouvrages de rétention des eaux pluviales, afin de compléter voire de réorienter sa stratégie locale et ainsi nourrir les réflexions pour le plan d’action biodiversité opérationnel et pluriannuel.


Contact
Sylvain PELTIER, responsable de l’écologie urbaine
sylvain.peltier@grandnancy.eu
03 54 50 90 18

Pour en savoir plus : 
http://www.grand-est.developpement-durable.gouv.fr/les-resultats-de-l-ami-tvb-2017-a17316.html